Actualité  -  Restauration  -  Exposition

Acheté par la municipalité en 1994, le Château Laurens est classé Monuments Historiques depuis 1996. Le bâtiment, tous les décors ainsi qu'une partie du parc font l'objet à ce titre d'une protection particulière. Cependant, en dehors de travaux de mise hors d'eau réalisés en 1997 dans le but de ne plus abandonner la bâtisse aux intempéries, aucuns travaux de sauvegarde ou de restauration n'ont pu être effectués. La charge financière ainsi que l'ampleur de la tache est un frein à la réalisation de ce projet d'autant plus que l'enjeu est important pour la commune.
Le Château Laurens est un témoignage unique de cette période, présentant un type de décor peu répandu dans le sud de la France. Si le répertoire Art nouveau était fréquemment utilisé dans l'architecture et la décoration début de siècle, rares sont les lieux qui peuvent se féliciter d'avoir maintenu en place l'unité de leur ornementation.



Aussi convient-il de protéger au mieux le lieu et de choisir pour le château une affectation future en adéquation avec un certain nombre de paramètres. La détermination d'un projet de réutilisation du bâtiment est incontournable, mais cette réflexion doit largement s'appuyer sur l'histoire du château et prendre en considération le caractère exceptionnel du lieu. Les possibilités de réemploi sont nombreuses, mais un établissement à vocation culturelle semble être la solution la plus adéquate. Si le bâtiment peut presque se suffire à lui-même, cela n'exclut pas une réflexion sur un projet plus porteur. On pourrait ainsi imaginer une partie du château ouverte au public pour des visites, une autre partie dédiée à une documentation sur la période, ainsi que des espaces affectés à la création plastique. Cette hypothèse qui n'est pas finalisée, fait l'objet d'une étude attentive car la restauration du bâtiment sera conditionnée par l'affectation choisie.

Dans l'attente, la sauvegarde du bâtiment et des décors les plus fragilisés s'impose. A l'heure actuelle il y a péril pour un certain nombre d'entre eux. Bien d'autres ont d'ores et déjà disparus. Afin de sauver tout ce qui possible de l'être et en raison du grand nombre de corps de métier devant intervenir, une étude préalable va être établie. Commanditée par la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) et par l'Architecte en chef des Monuments Historiques, elle vise à étudier précisément les solutions les plus adaptées à mettre en œuvre au cas par cas. A l'issu de cette étude, une programmation annuelle de travaux devrait être planifiée. Cependant, dès 2002, un certain nombre d'actions sera mené : le sauvetage des décors peints de la cage d'escalier ainsi que la dépose des toiles tendues et marouflées.

Le parc retient également l'attention de la municipalité. Longtemps négligé, il avait fait l'objet d'une petite réhabilitation en 1995 pour son ouverture au public avec notamment la mise en eau du bassin, depuis longtemps envahi par la boue. Afin d'en faciliter l'accès, le parc a été également doté d'une passerelle piétonne qui enjambe le canalet, faisant de Belle-Isle un lieu privilégié de promenade. Aujourd'hui un entretien quotidien du parc ne suffit malheureusement pas à lui redonner de sa splendeur d'antan. Diverses plantations et constructions datant des années 50 ou 60 ont considérablement modifié l'aspect originel du jardin. Aussi un projet de réaménagement de Belle-Isle est à l'étude.

 
Accueil  -  Histoire  -  Emmanuel  -  Artistes  -  Visite  -  Actualité  -  Mécénat  -  Contact